Repères
Type : amphithéâtre
Construction : 80 / 140 AEC
Commanditaire : Titus
Découverte : 1820 puis 1963
Découvreur : Jean-Baptiste Prosper Jollois puis Edouard Salin et Roger Billoret
Lieu : Grand (Vosges), France
Coordonnées : 48° 23′ 6.00″ N 5° 29′ 28.00″ E
Histoire antique
La construction de cet édifice commença à la fin du Ier siècle avant l’ère commune, pour permettre à 17 000 spectateurs de prendre place sur trois rangées de gradins. Ses dimensions, de 148 m sur 65 m et 25 m de hauteur fait de cet amphithéâtre l’un des plus grands du monde romain. Il accueillait à l’époque de nombreux spectacles, destinés à des combats de gladiateurs, d’animaux sauvages ou encore des chasses. Les nombreux pèlerins et les habitants de la cité se divertissaient lors des fêtes en l’honneur d’Apollon Grannos, le guérisseur, dans la mythologie celtique. Les plus aisés comme les notables, s’installaient au premier rang, pour pouvoir profiter du combat au plus proche de l’adrénaline. Chaque spectateur pouvait alors croiser les animaux en cage, lors de leur passage dans le corridor pour atteindre les gradins.
L’amphithéâtre de Grand était situé au milieu de quartiers résidentiels, près de voies de circulation avec au sud, de grandes terres cultivables agricoles.
Histoire actuelle
Après avoir servi de carrière de pierres, l’amphithéâtre est définitivement abandonné au milieu du IVe siècle. Mais c’est grâce aux écrits d’un moine mentionnant la présence de vestiges d’amphithéâtre à Grand, que le site attire l’attention. De 1820 à 1823, l’ingénieur Jean-Baptiste Prosper Jollois conduit les premières fouilles archéologiques. Elles seront réellement poursuivies bien plus tard, en 1960 grâce à des travaux où des parties du bâtiment sont découvertes. En 1963, Édouard Salin et Roger Billoret entreprennent des fouilles archéologiques, et en 1981, 50 000 m3 de terre seront retirés du site.
D’importants problèmes de conservation obligent les archéologues à réaliser une restauration poussée. De 1993 à 1995, une architecture en bois est posée pour protéger les vestiges de l’amphithéâtre, lui donnant ainsi l’aspect particulier qu’il a aujourd’hui.



